Aussi appelé withholding tax · WHT · impôt sur la plus-value · retenue à la source à la revente4 min de lecture
La retenue à la source sur la vente est l'impôt prélevé par le Land Office le jour du transfert, sur le revenu que le vendeur tire de la cession. C'est elle qui, en Thaïlande, tient lieu d'impôt sur le gain immobilier. Son montant dépend entièrement du profil du vendeur, un particulier et une société ne sont pas logés à la même enseigne.
On lit partout, jusque dans les extraits affichés par Google, que la Thaïlande prélèverait une taxe sur la plus-value d'environ 10 %, ou de 1 à 3 %. C'est faux. Il n'existe aucun impôt distinct sur la plus-value immobilière, et le calcul ne regarde d'ailleurs jamais la différence entre votre prix d'achat et votre prix de revente. Ce qui existe, c'est cette retenue à la source sur le revenu de la vente, calculée sur la valeur d'expertise officielle du bien et sur le nombre d'années de détention. Confondre les deux conduit à des estimations de budget totalement fausses.
Pour un particulier, la base n'est pas le prix de vente mais la valeur d'expertise gouvernementale, celle qu'utilise le Land Department. On lui applique d'abord un abattement forfaitaire pour frais, dont le taux baisse avec les années de détention.
| Années de détention | Abattement appliqué |
|---|---|
| 1 an | 92 % |
| 2 ans | 84 % |
| 3 ans | 77 % |
| 4 ans | 71 % |
| 5 ans | 65 % |
| 6 ans | 60 % |
| 7 ans | 55 % |
| 8 ans et plus | 50 % |
Le revenu qui reste après abattement est divisé par le nombre d'années de détention, plafonné à huit, puis soumis au barème progressif de l'impôt sur le revenu. L'impôt annuel ainsi obtenu est enfin remultiplié par le nombre d'années. Un piège que presque tous les guides francophones ratent, à la vente d'un bien la première tranche de 150 000 bahts n'est pas exonérée. Le barème s'applique dès le premier baht, la tranche de 0 à 300 000 bahts est taxée à 5 %. Pour un bien détenu trois ans dont la valeur d'expertise est de 8 millions de bahts, la retenue ressort autour de 139 000 bahts.
Quand le vendeur est une société, tout se simplifie. La retenue est de 1 % du plus élevé entre le prix déclaré et la valeur d'expertise, sans abattement ni barème. Ce prélèvement est toujours un acompte, imputé ensuite sur l'impôt sur les sociétés calculé sur le bénéfice réel de l'opération.
Le particulier a le choix. Il peut traiter la retenue comme un impôt définitif, il n'a alors rien à déclarer en fin d'année mais ne récupère rien. Il peut aussi la porter dans sa déclaration annuelle de revenus, comme un simple acompte, et se faire rembourser la fraction qui dépasse l'impôt réellement dû. Ce second choix est souvent le bon quand la retenue prélevée au guichet excède l'impôt final.
Aucune loi n'impose la répartition, elle se négocie dans le contrat de vente. L'usage veut que la retenue reste à la charge du vendeur, tandis que les frais de transfert de 2 % se partagent souvent moitié-moitié. Selon la situation du vendeur s'ajoute la Specific Business Tax de 3,3 % ou, à défaut, le droit de timbre de 0,5 %. Un vendeur pressé de revendre avant cinq ans cherchera souvent à répercuter ces taxes dans le prix. Notre due diligence immobilière chiffre l'ensemble avant que vous signiez.
On lit partout, jusque dans les extraits affichés par Google, que la Thaïlande prélève une taxe sur la plus-value d'environ 10 %, ou de 1 à 3 %. C'est faux. Il n'existe aucun impôt distinct sur la plus-value, et le calcul ne compare jamais votre prix d'achat à votre prix de revente. Ce qui est dû, c'est une retenue à la source sur le revenu de la vente, assise sur la valeur d'expertise et les années de détention.
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On chiffre toutes les taxes du transfert avant que vous engagiez le moindre baht.
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