Aussi appelé permanent residence · PR Thaïlande · livret de résidence · résident permanent4 min de lecture
La résidence permanente est le statut le plus stable qu'un étranger puisse obtenir en Thaïlande, et l'un des plus difficiles. Ce n'est pas un visa, c'est un statut d'immigration qui n'expire pas, matérialisé par un livret de résidence. Il met fin aux extensions de séjour annuelles et à la déclaration des 90 jours, il ouvre la voie à la naturalisation, mais il se mérite après des années de présence régulière, il est contingenté par nationalité, et son coût se compte en centaines de milliers de bahts. Une chose qu'il ne fait jamais, c'est récompenser un achat immobilier.
Le résident permanent reçoit un livret de résidence délivré par l'Immigration, un document qui ne se renouvelle pas d'année en année. Fini l'extension de séjour annuelle, finie la déclaration des 90 jours. Il est inscrit au livret bleu du foyer, le Thor Ror 14, au même titre qu'un Thaïlandais, là où les autres étrangers dépendent du livret jaune. Après cinq ans de résidence permanente, il peut demander la nationalité thaïlandaise.
Un réflexe reste vital malgré ce statut. Avant chaque sortie du territoire, le résident permanent doit faire endosser son livret et obtenir un re-entry permit, faute de quoi il perd définitivement sa résidence permanente et doit tout recommencer. Une absence de plus de trois cent soixante-quatre jours emporte la même conséquence. Le statut est permanent, la vigilance à la frontière l'est tout autant.
Il faut d'abord avoir tenu trois années consécutives de visa non-immigrant, avec des extensions de séjour ininterrompues et sans changer de motif, car changer de type de visa remet le compteur à zéro. Le visa LTR, malgré ses avantages, ne compte pas dans ce calcul. Un permis de travail est exigé pour les demandes fondées sur l'emploi. Les grandes catégories sont l'investissement, l'emploi et les affaires, la famille d'un Thaïlandais, et l'expertise. Les seuils financiers varient et l'administration garde un large pouvoir d'appréciation, souvent au delà du minimum, de l'ordre de dix millions de bahts pour l'investissement, d'un salaire mensuel de quelques dizaines de milliers de bahts sur deux ans pour l'emploi. Et surtout, un quota strict s'applique, cent personnes par nationalité et par an, ce qui rend le statut rare.
Les frais sont parmi les plus élevés de toute la procédure d'immigration, et ils se règlent en deux temps.
| Frais | Montant | Remarque |
|---|---|---|
| Demande | 7 600 bahts | Non remboursable, payé au dépôt du dossier |
| Approbation | 191 400 bahts | Cas général |
| Approbation réduite | 95 700 bahts | Conjoint ou enfant d'un Thaïlandais ou d'un résident permanent |
La fenêtre de dépôt n'a pas de date fixe, elle est annoncée chaque année. Longtemps ouverte en fin d'année, elle a glissé au printemps en 2025 et en 2026. L'instruction du dossier prend ensuite plus d'un an, souvent un à deux ans.
C'est le point à graver. Il n'existe pas de visa immobilier en Thaïlande, et acheter un condo ou une villa n'ouvre aucun droit au séjour, encore moins à la résidence permanente. La propriété et le droit de rester sont deux mondes séparés. Dans l'autre sens, la résidence permanente n'est pas nécessaire pour détenir un condominium, tout étranger peut en posséder un dans le quota étranger, quel que soit son statut. Le seul avantage réel du résident permanent côté logement, c'est qu'il est dispensé de l'obligation d'importer les fonds depuis l'étranger, le FET form, pour enregistrer un condo. Et l'interdiction majeure demeure, un résident permanent étranger ne peut toujours pas posséder de terrain, l'interdiction du Land Code s'applique à tous les étrangers sans exception de statut.
On croit qu'acheter un condo ou une villa ouvre un droit au séjour, voire la résidence permanente. Faux. Il n'existe pas de visa immobilier en Thaïlande, la propriété n'ouvre ni visa ni résidence. Et une fois résident permanent, on ne peut toujours pas acheter de terrain, l'interdiction du Land Code vise aussi les résidents permanents étrangers. La résidence permanente se gagne par trois ans de visa non-immigrant, un quota et des frais élevés, jamais par un achat.
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