Règlement de copropriété en Thaïlande, ce qui s'impose à l'acheteur | Sawadee Property
Copropriété

Règlement de copropriété en Thaïlande

Aussi appelé bylaws · condominium regulations · ข้อบังคับ · règles de copropriété3 min de lecture

Le règlement de copropriété est le rulebook interne d'un condominium thaïlandais. Il ne faut pas le confondre avec le Condominium Act, qui est la loi nationale, ni avec les charges de copropriété, qui n'en sont qu'une conséquence. Le règlement, lui, est le document propre à chaque résidence, adopté à l'immatriculation de la copropriété et enregistré au Land Office. Il fixe la vie de l'immeuble et, surtout, il s'impose à tout acheteur, celui d'aujourd'hui comme celui de demain.

Ce que le règlement fixe

La loi impose un contenu minimum. L'article 32 du Condominium Act exige que le règlement précise le montant des charges, la gestion des parties communes, l'usage des parties communes et privatives, la quote-part de chaque lot et la clé de répartition des charges entre copropriétaires. C'est ce texte enregistré qui a force obligatoire. À côté de lui vivent les règles de vie quotidienne, le règlement intérieur, décidées par le comité et le gérant, sur le bruit, les animaux, les horaires de travaux ou de déménagement. Une interdiction lourde n'est réellement opposable que si elle figure au règlement enregistré ou a été votée en assemblée, pas si le bureau de gestion l'a inventée seul.

Lecture du règlement de copropriété dans le hall d'une résidence en Thaïlande

Il s'impose à tout acheteur

C'est le point que beaucoup découvrent trop tard. Le règlement enregistré au Land Office lie chaque copropriétaire, y compris celui qui achète après son adoption et celui qui était absent au vote. La Cour suprême l'a confirmé de façon constante. On n'achète donc pas seulement un lot, on achète un lot soumis à des règles collectives déjà écrites. Les modifier n'a rien d'anodin, il faut une résolution spéciale en assemblée générale, réunissant au moins la moitié du total des voix de la copropriété, un tiers si une seconde assemblée est nécessaire, puis réenregistrer le changement au Land Office. Autant lire le règlement avant de signer.

Airbnb, le piège de l'investisseur

La question qui revient sans cesse est celle de la location courte durée. La réponse est nette, le règlement peut l'interdire, même dans un condo à usage résidentiel, et beaucoup le font. Trois barrières se cumulent, la licence hôtelière exigée en dessous de trente jours de location, l'article 17/1 du Condominium Act qui réserve le lot à un usage résidentiel et non commercial, et le règlement de la résidence lui-même. Être propriétaire du freehold ne donne aucun droit d'y échapper. De même, le règlement ne peut pas déroger au quota étranger de 49 %, qui est une règle de loi et non une clause négociable.

À retenir

  • Le document interne propre à chaque résidence, distinct de la loi
  • Enregistré au Land Office, il lie tout acheteur, même absent au vote
  • Il peut interdire la location courte durée, même en condo résidentiel
  • Le modifier exige une résolution spéciale en assemblée générale

Idée reçue

On croit qu'une fois propriétaire du freehold, on fait ce qu'on veut chez soi, y compris louer en Airbnb. Faux. Le règlement enregistré lie tout copropriétaire, y compris celui qui achète après son adoption. La location courte durée y est souvent interdite, et l'usage résidentiel imposé par la loi bloque le reste. Acheter un lot, c'est accepter des règles collectives déjà écrites.

Questions fréquentes

Le Condominium Act est la loi nationale qui régit toutes les copropriétés. Le règlement de copropriété est le document propre à une résidence, adopté à son immatriculation et enregistré au Land Office. La loi pose le cadre, le règlement fixe les règles internes de l'immeuble.
Oui. Le règlement peut interdire la location de courte durée même dans un condo résidentiel, et beaucoup le font. Trois barrières se cumulent, la licence hôtelière sous trente jours, l'usage résidentiel imposé par la loi et le règlement de la résidence. Être propriétaire ne permet pas d'y échapper.
Oui. Le règlement enregistré au Land Office lie tout copropriétaire, y compris celui qui achète plus tard et celui qui était absent au vote. La Cour suprême l'a confirmé. On achète un lot déjà soumis à des règles collectives, d'où l'intérêt de le lire avant de signer.
Par une résolution spéciale en assemblée générale, réunissant au moins la moitié du total des voix de la copropriété, ou un tiers si une seconde assemblée est nécessaire. Le changement doit ensuite être réenregistré au Land Office pour être opposable.
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D'autres termes à connaître

Sources

  • Condominium Act B.E. 2522 (1979), amendé B.E. 2551 (2008), articles 32 et 48
  • Condominium Act, article 17/1, usage résidentiel des lots
  • Condominium Act, article 19, quota étranger de 49 pour cent

Avant d'acheter un condo, on lit pour vous le règlement enregistré, les charges et les restrictions de location, pour éviter les mauvaises surprises.

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