Bailleur professionnel en Thaïlande, les règles de location depuis 2025 | Sawadee Property
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Bailleur professionnel

Aussi appelé ผู้ประกอบธุรกิจให้เช่าอาคาร · professional landlord · activité de location contrôlée · règles de location résidentielle4 min de lecture

Le bailleur professionnel, en Thaïlande, n'est pas un métier mais un seuil légal. Dès qu'un propriétaire loue au moins trois logements à usage d'habitation, il exerce une activité contrôlée par la protection du consommateur, encadrée sur la caution, les charges et la résiliation. La réforme entrée en vigueur le 4 septembre 2025 a nettement resserré ces règles, et beaucoup de ce qu'on lit ailleurs décrit encore l'ancienne version de 2018. Savoir laquelle s'applique change tout, pour le locataire comme pour le propriétaire.

Remise des clés au-dessus d'un contrat de bail dans un salon, le régime du bailleur professionnel en Thaïlande

Le seuil qui déclenche le régime

Le déclencheur est un nombre, pas un agrément. À partir de trois logements donnés en location à des particuliers pour l'habitation, qu'ils soient ou non dans le même immeuble, le propriétaire devient un exploitant soumis au régime des contrats contrôlés. En dessous, un propriétaire qui loue un ou deux biens n'est pas concerné, son bail relève du Code civil et commercial, qui ne plafonne pas la caution, d'où les deux à trois mois d'usage sur le marché. Les dortoirs et les hôtels suivent leurs propres lois et sont écartés. Avant le 4 septembre 2025, le seuil était fixé à cinq logements, il a été abaissé à trois, ce qui fait entrer beaucoup plus de propriétaires dans le dispositif.

Caution, avance et charges

C'est ici que la désinformation est la plus tenace. Le bailleur professionnel ne peut pas réclamer plus de trois mois de loyer en cumulant la caution et le loyer d'avance, ou un an si le loyer se paie à l'année. La caution se restitue sous sept jours ouvrés après la fin du bail lorsqu'il n'y a pas de dommage, et jusqu'à quatorze jours si des retenues sont justifiées par un détail chiffré et des preuves. L'eau et l'électricité se facturent au tarif officiel du fournisseur, sans marge, alors que la surfacturation, souvent autour de sept à huit bahts le kilowattheure contre environ quatre officiels, reste l'un des abus les plus répandus. La règle du mois plus un mois que l'on lit partout appartient à la version de 2018, abrogée.

Clauses interdites et résiliation

Plusieurs clauses sont réputées nulles même si elles figurent au contrat. Confisquer la caution sans faute du locataire, augmenter seul le loyer en cours de bail à durée fixe, couper l'accès au logement ou saisir les biens du locataire, résilier sans manquement grave, mettre l'usure normale ou la force majeure à la charge du locataire, entrer sans préavis, imposer une reconduction automatique sans accord. Côté préavis, le bailleur dispose de trente jours en cas de manquement et peut agir immédiatement en cas d'usage illégal, tandis que le locataire peut partir par anticipation après avoir occupé au moins la moitié de la durée prévue, avec un préavis écrit d'au moins trente jours, s'il est à jour de ses loyers. Le contrat se rédige en thaï, lisible, et l'administration propose deux modèles selon la durée.

Ce que ça vaut en pratique

Ce cadre est protecteur sur le papier et faiblement appliqué dans les faits. La conformité repose surtout sur la plainte du locataire, portée à l'office de protection du consommateur puis, faute d'accord, devant le tribunal des litiges de consommation. Cautions de deux mois et charges surfacturées restent courantes, même là où la règle s'applique, et les contrôles ne montent en puissance que lentement sur les marchés denses comme Bangkok, Phuket, Pattaya ou Koh Samui. Les sanctions vont jusqu'à un an d'emprisonnement et une amende pouvant atteindre deux cent mille bahts. Pour un propriétaire qui loue plusieurs unités, se mettre en conformité est aussi la meilleure protection contre les litiges. C'est le sens de notre service de gestion locative.

À retenir

  • Le régime s'applique dès trois logements loués à usage d'habitation
  • Caution et avance cumulées plafonnées à trois mois de loyer depuis 2025
  • Caution restituée sous sept jours ouvrés, quatorze en cas de dommages justifiés
  • Eau et électricité au tarif officiel, sans marge

Idée reçue

On lit partout que le bailleur professionnel ne peut demander qu'un mois de caution et un mois d'avance. C'était vrai en 2018, plus aujourd'hui. Depuis la réforme du 4 septembre 2025, le seuil est passé à trois logements et le plafond est un cumul de trois mois entre caution et avance, ou un an si le loyer est payé à l'année. Se fier à l'ancienne règle, c'est réclamer ou accepter le mauvais montant.

Questions fréquentes

Non s'il loue un ou deux logements. Le régime ne s'applique qu'à partir de trois logements à usage d'habitation. En dessous, le bail relève du Code civil, qui ne plafonne pas la caution, d'où les deux à trois mois pratiqués sur le marché.
Depuis le 4 septembre 2025, la caution et le loyer d'avance cumulés ne peuvent pas dépasser trois mois de loyer, ou un an si le loyer est payé à l'année. L'ancienne règle du mois plus un mois, datant de 2018, est abrogée.
Sous sept jours ouvrés après la fin du bail s'il n'y a pas de dommage, et jusqu'à quatorze jours si des retenues pour dégâts sont justifiées par un détail chiffré. Retenir la caution sans motif est une clause nulle.
Non. L'eau et l'électricité doivent être facturées au tarif officiel, sans marge. La surfacturation, souvent autour de sept à huit bahts le kilowattheure contre environ quatre officiels, est l'une des infractions les plus fréquentes chez les bailleurs professionnels.
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D'autres termes à connaître

Sources

  • Loi de protection du consommateur B.E. 2522 (1979), article 35 bis
  • Arrêté du Comité des contrats B.E. 2568 (2025), activité de location de logements, en vigueur le 4 septembre 2025
  • Loi de protection du consommateur numéro 4 B.E. 2562 (2019), relèvement des amendes
  • Tilleke et Gibbins, renforcement du contrôle des baux résidentiels en 2025

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