Réparations locatives en Thaïlande, qui paie quoi | Sawadee Property
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Réparations locatives

Aussi appelé réparations locatives · entretien locatif · obligations de réparation · qui paie les réparations · repairs4 min de lecture

Qui paie quoi quand une location a besoin de travaux, c'est une question qui revient dans presque toutes les fins de bail tendues. En Thaïlande, la réponse est écrite dans le Code civil et commercial, au chapitre du louage de choses, articles 537 et suivants. Le principe de départ est plus protecteur pour le locataire qu'on ne le raconte, le bailleur assume les grosses réparations et l'entretien nécessaire à l'usage du bien, le locataire ne prend en charge que l'entretien courant et les petites réparations.

Technicien réparant un climatiseur mural avec sa caisse à outils, les réparations locatives en Thaïlande

Qui répare quoi, par défaut

La loi pose une répartition claire, que le contrat peut ensuite aménager. L'article 546 oblige le bailleur à délivrer le bien en bon état d'entretien. L'article 550 va plus loin, il répond de tous les vices qui apparaissent pendant la location et doit faire toutes les réparations qui deviennent nécessaires, sauf celles que la loi ou l'usage mettent à la charge du locataire. En face, l'article 553 fixe la part du locataire, prendre soin du bien en personne raisonnable et assurer l'entretien ordinaire et les petites réparations. Une fuite de robinet, une ampoule, un joint, c'est pour le locataire. Une toiture, une climatisation hors service, une canalisation, une installation électrique, c'est pour le bailleur. L'article 552 rappelle enfin que le locataire doit se servir du bien conformément à son usage normal, ce qui borne sa responsabilité.

L'usure normale n'est pas à votre charge

C'est le point que beaucoup de bailleurs oublient au moment de rendre la caution. L'article 562 est explicite, le locataire répond des pertes ou dommages causés par sa faute ou celle de ses proches, mais il n'est pas responsable de l'usure qui résulte d'un usage normal du bien. Repeindre un logement défraîchi par le simple passage du temps, remplacer une moquette usée par les années, cela relève du bailleur, pas d'une retenue sur le dépôt de garantie. Un piège existe pourtant dans l'autre sens, l'article 561. Sans état des lieux écrit et signé des deux parties, le locataire est présumé avoir reçu le bien en bon état et devoir le rendre en bon état. L'inventaire d'entrée avec photos n'est donc pas une précaution de propriétaire méfiant, c'est la meilleure protection du locataire.

Quand le bailleur refuse de réparer

Le locataire n'est pas démuni. L'article 547 prévoit que s'il avance une dépense nécessaire à la conservation du bien, le bailleur doit la lui rembourser, à l'exception justement de l'entretien courant et des petites réparations. L'article 551 organise la suite en cas de vice sérieux, le locataire met le bailleur en demeure, et si la réparation n'est pas faite dans un délai raisonnable, il peut résilier le bail quand le défaut est assez grave. Un devoir pèse en retour sur le locataire, l'article 557 lui impose de signaler sans délai au bailleur les réparations qui lui incombent, faute de quoi il répond du préjudice aggravé par son silence. Et une échéance à connaître, l'article 563 prescrit toute action du bailleur liée au bail six mois après la restitution du bien.

Le cas des bailleurs professionnels

Depuis le 4 septembre 2025, une réglementation de protection du consommateur encadre les bailleurs qui louent au moins trois logements. Elle plafonne le cumul du dépôt et du loyer d'avance, impose la restitution du dépôt sous sept jours quand il n'y a pas de dommage, quatorze jours en cas de retenue justifiée, et frappe de nullité les clauses qui confisquent la caution sans faute du locataire ou qui refacturent l'eau et l'électricité au-dessus des tarifs officiels. Retenir un dépôt pour de l'usure normale, chez un bailleur professionnel, est donc une clause nulle. Que vous louiez pour vous installer ou que vous mettiez un bien en location, cadrer ces obligations dès le contrat évite les litiges, c'est l'objet de notre accompagnement à la location.

À retenir

  • Le bailleur assume les grosses réparations et les vices du bien, article 550
  • Le locataire ne prend en charge que l'entretien courant et les petites réparations, article 553
  • L'usure normale ne peut pas être retenue sur le dépôt de garantie, article 562
  • Sans état des lieux écrit, le logement est présumé remis en bon état, article 561

Idée reçue

On entend souvent qu'en Thaïlande tout est à la charge du locataire et que le propriétaire garde la caution pour remettre le logement à neuf. La loi dit l'inverse. Le Code civil et commercial met les grosses réparations et les vices du bien sur le bailleur, ne laisse au locataire que l'entretien courant et les petites réparations, et interdit d'imputer au locataire l'usure due à un usage normal. Chez un bailleur professionnel, retenir le dépôt pour de l'usure normale est même une clause nulle depuis la réglementation de 2025.

Questions fréquentes

Les grosses réparations et l'entretien nécessaire à l'usage du bien. L'article 546 du Code civil et commercial oblige le bailleur à délivrer le logement en bon état, et l'article 550 le rend responsable de tous les vices qui apparaissent pendant la location. Toiture, climatisation, plomberie, électricité relèvent donc du propriétaire.
L'entretien courant et les petites réparations, selon l'article 553. Le locataire doit aussi prendre soin du bien en personne raisonnable et se servir du logement conformément à son usage normal. Un joint, une ampoule, un petit entretien du quotidien sont pour lui, pas une réparation structurelle.
Non, pas pour de l'usure normale. L'article 562 dispose que le locataire n'est pas responsable des dégradations qui résultent d'un usage normal du bien. Repeindre un logement simplement défraîchi par le temps est à la charge du bailleur. Chez un bailleur professionnel, retenir le dépôt pour de l'usure normale est même une clause nulle depuis la réglementation de 2025.
L'article 547 permet au locataire de se faire rembourser une dépense nécessaire qu'il a avancée. Et l'article 551 l'autorise, après avoir mis le bailleur en demeure, à résilier le bail si le défaut est grave et n'est pas réparé dans un délai raisonnable. Le locataire doit toutefois signaler le problème sans tarder, faute de quoi il répond du préjudice aggravé.
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D'autres termes à connaître

Sources

  • Code civil et commercial, articles 546, 547, 550 à 553, 557 et 561 à 563 sur le louage de choses
  • Notification du Comité des contrats sur les contrats de location contrôlés, en vigueur le 4 septembre 2025
  • Cabinet Tilleke et Gibbins, analyse du régime des baux résidentiels contrôlés

Bail, état des lieux, obligations de chacun, nous cadrons votre location dès le départ pour vous éviter les litiges de fin de bail.

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